Droit individuel à la formation (DIF)

Selon votre branche vous pouvez bénéficier d'un dispositif différent :

Qu’est-ce qu’un DIF ?

Le droit individuel à la formation (DIF) vous permet de bénéficier d’actions de formation professionnelle, rémunérées ou indemnisées, réalisées dans ou en dehors de votre temps de travail. Le départ en DIF suppose au préalable une négociation individuelle entre vous et votre employeur qui doit permettre de déboucher sur un projet de formation commun. Tous les ans, vous devez être informé par écrit du total de vos droits acquis au titre du dispositif DIF.

Êtes-vous concerné ?

Vous pouvez bénéficier d’un DIF si vous êtes :

Vous êtes exclu du droit au DIF si vous êtes :

Combien d’heures de formation au titre du DIF ?

La durée du DIF est de 20 heures par an cumulable sur 6 ans (soit 120 heures).

Quelles actions de formation ?

Comment faire valoir vos droits acquis au titre du DIF ?

Tous les ans, vous êtes informé par écrit du total des droits acquis au titre du dispositif DIF. La mise en œuvre du DIF relève de votre initiative. Vous devez en faire la demande à votre employeur par écrit. Ce dernier dispose d’un délai d’un mois pour vous notifier sa réponse :

Quelle rémunération ?

En l’absence de conclusion d’un accord collectif qui prévoit la mise en œuvre du DIF en partie sur le temps de travail, les heures de formation réalisées dans le cadre du DIF sont effectuées en totalité hors temps de travail.

Qui finance votre formation ?

Le montant de l’allocation formation ainsi que les frais de formation correspondant aux droits ouverts au titre du DIF sont à la charge de votre employeur.

Votre employeur peut faire une demande de prise en charge financière de votre DIF à l’OPCA de branche ou à l’OPCA interprofessionnel dont il relève.

Que deviennent vos droits au DIF si vous quittez l’entreprise ?

1. Si vous êtes licencié, sauf faute lourde, si vous en faite la demande pendant le préavis, une somme correspondant au reliquat de vos droits au DIF (nombre d’heures de DIF x 9,15 €) vous est allouée pour financer tout ou partie d’une action de bilan de compétences, de VAE ou de formation.

2. Si vous êtes démissionnaire, vous pouvez entreprendre une action de formation, de bilan de compétences ou de VAE avec l’accord de votre employeur à condition que vous ayiez fait la demande pendant le préavis et engagé l’action pendant ce dernier.

3. Si vous n’avez pas fait usage de cette faculté pendant le préavis, et que vous avez été licencié, sauf faute lourde, en rupture conventionnelle, démission légitime ou fin d’un CDD vous pouvez bénéficier d’une action de bilan de compétences, de VAE ou de formation lorsque vous êtes embauché par un nouvel employeur dans les deux ans qui suivent l’embauche. Dans ce cas c’est l’Opca du nouvel employeur qui finance vos droits au DIF « portés » (nombre d’heure de DIF de l’ancienne entreprise x 9,15 €).

4. Si vous vous retrouvez au chômage, après un licenciement, sauf faute lourde, démission légitime, rupture conventionnelle ou fin d’un CDD, vous pouvez également porter les droits acquis au titre du DIF en priorité pendant l’indemnisation de votre chômage. Dans ce cas, c’est l’Opca de l’ancien employeur qui financera votre formation.

Où se renseigner ?